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The Chestnuts, Guildford (Photos : The Writing Box)

Un héritage omniprésent

Cet article est publié le 14 janvier 2014, soit 116 ans après le décès de Charles Lutwidge Dodgson alias « Lewis Carroll » dont l’œuvre, après celle de Shakespeare et la Bible, est la plus citée dans le monde occidental. Plus précisément Alice au pays des merveilles (1865) et De l’autre côté du miroir et ce qu’Alice y trouva (1872). Combien de références multiples, visuelles ou écrites, au chat de Cheshire ou au passage de l'autre côté du miroir! Un exemple notable est le film La Matrice, dans lequel on trouve un lapin blanc – sous la forme d'un tattoo – que Néo va suivre, puis plus tard Morphée qui offre à Néo d'expérimenter jusqu'à quelle profondeur va le terrier du lapin, dans la fameuse scène où il lui tend les pilules rouge et bleue :

Je suppose qu'en ce moment, tu éprouves la même chose qu'Alice tombée dans le terrier du lapin blanc. (...) Tu prends la pilule bleue, l’histoire s’arrête là, tu te réveilles dans ton lit, et tu crois ce que tu veux. Tu prends la pilule rouge, tu restes au Pays des Merveilles et je te montre jusqu’où va le terrier.

Si vous prêtez attention, vous constaterez qu'il ne passe pas un jour sans qu'on entende au moins une allusion à l'imaginaire de Lewis Carroll. Il semble bien en effet que l'univers d'Alice forme une trame mythologique bien omniprésente dans notre monde moderne. Est-ce parce que celui-ci nous paraît tellement insensé ou que nous avons l'intuition qu'autre chose se cache derrière les apparences de la réalité? Quoi qu'il en soit, j'ai connu une expérience spéciale par rapport à cet univers fabuleux et son mystérieux créateur né en 1832. Et c'est totalement par hasard (ou l'était-ce?) que je me suis retrouvée, à l'occasion d'un court séjour en Angleterre il y a quelques années, à visiter le lieu où il a passé les derniers jours de sa vie.


Crédit image : nexusplexus / 123RF Stock Photo

Il me fait plaisir d'annoncer que l'année 2014 verra la naissance d'un projet auquel je travaille depuis plusieurs années. Il s'agit d'une communauté littéraire doublée d'une plateforme pour les auteurs et éditeurs indépendants appelée L'Écritoile. Je publierai régulièrement de l'information sur le site de The Writing Box concernant son développement dans les prochains mois. Voici dans cet article un premier aperçu du projet.

Une plateforme hautement interactive pour le monde de l'édition indépendante

Alors, qu'est-ce que L'Écritoile exactement? Elle permettra à n'importe qui le voulant de créer un profil et de devenir membre de la communauté de ce portail, que ce soit comme Lecteur ou Auteur. Les Auteurs seront également des Lecteurs par défaut, de sorte que les deux types d'adhésion de base bénéficieront des mêmes fonctionnalités interactives.


Crédit image : lvnel / 123RF Stock Photo

Que ferions-nous sans les autres? Mon expérience dans le monde du travail autonome a bien illustré la réalité de ce fait : il est impossible de réussir seul. Comme je l’ai écrit dans mon texte de présentation, je n’ai pas de formation en traduction. Après une maîtrise en Études littéraires, je n'avais pas de perspective claire en matière d'emploi, mais je ne me suis pas tellement posé la question. Assez rapidement, j'ai voulu être à mon compte, démarrer ma propre petite entreprise.

J'ai dû apprendre mon nouveau métier de traductrice et réviseure en le pratiquant – mais ce n'est pas seule que j'ai réussi à mettre en place mes activités comme indépendante. En effet, l'aide des réseaux d'entrepreneurs a été pour moi un véritable trésor. Et les réseaux sociaux en ligne comme Linkedin étaient encore peu connus durant les premières années de The Writing Box, entre 2000 et 2004! Il s'agissait de rencontrer les gens en personne dans le monde matériel!

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